Transitions de vie et crise existentielle
"Je propose un accompagnement individuel fondé sur la psychologie existentielle, au cabinet à Bordeaux ou en visioconférence." Lise Lenain
Le psychologue, Irvin Yalom a décrit quatre grandes préoccupations qui traversent toute existence : la mort, la liberté, l’isolement et l’absence de sens.
Elles ressurgissent souvent à travers trois portes d’entrée.
La confrontation à la finitude
Un deuil, une maladie, un anniversaire marquant ou le passage du milieu de vie peuvent rendre soudain tangible le caractère limité de notre temps.
Elliott Jaques a montré comment cette prise de conscience, vers la quarantaine ou la cinquantaine, rouvre la question des choix faits jusque-là. L’accompagnement aide à accueillir cette inquiétude et à en faire une boussole pour décider de ce qui mérite votre temps.
L’outil « Le fil des jours » peut soutenir ce travail.
Les transitions
et ruptures de vie
Licenciement, reconversion, départ à la retraite, séparation : ces événements bousculent les repères sur lesquels reposait l’existence.
Karl Jaspers les rattachait aux « situations-limites », ces moments où l’on se heurte à ce qui ne dépend pas de nous. Ils ébranlent, mais ils révèlent aussi la liberté qui demeure.
Nous travaillons à traverser l’incertitude, à reconnaître ce qui a été perdu et à identifier les choix qui vous appartiennent pour la suite.
La perte de sens
et le vide existentiel
Viktor Frankl a nommé « vide existentiel » ce sentiment de vacuité qui peut s’installer dans une vie pourtant remplie. Il apparaît souvent dans le travail : décalage entre vos valeurs et votre quotidien, usure, ou vide laissé par un épuisement professionnel, que des travaux comme ceux d’Ayala Pines comprennent comme l’échec d’une quête de sens investie dans le travail.
L’accompagnement permet de comprendre ce qui s’est joué et de reconstruire progressivement un rapport au travail et à la vie plus fidèle à ce qui compte pour vous.

La psychologie existentielle
Crises successives, transformations rapides du travail, essor de l’intelligence artificielle, urgence écologique, tensions géopolitiques : beaucoup d’entre nous ont le sentiment d’évoluer dans un monde de plus en plus difficile à lire. Les spécialistes des organisations ont d’abord parlé de monde VUCA (volatil, incertain, complexe et ambigu), puis de monde BANI (fragile, anxiogène, non linéaire et incompréhensible). Dans ce contexte, les repères qui donnaient sa cohérence à une vie professionnelle (stabilité de l’emploi, trajectoire de carrière, utilité perçue de son travail) peuvent vaciller, et avec eux la question du sens revient au premier plan. La psychologie existentielle s’intéresse précisément à ces questions que pose toute vie humaine : le sens que nous donnons à ce que nous faisons, la liberté et la responsabilité de nos choix, notre rapport aux autres et la finitude. Issue d’une tradition qui relie philosophie et clinique, de Viktor Frankl à Rollo May et Irvin Yalom, elle considère les difficultés psychologiques comme des façons de se confronter à ces questions, plutôt que comme de simples dysfonctionnements à corriger.
Elle offre ainsi des appuis précieux lorsque l’environnement ne garantit plus de certitudes : apprendre à agir malgré l’incertitude, distinguer ce qui dépend de soi de ce qui n’en dépend pas, et ancrer ses choix dans ses propres valeurs. Dans ma pratique de psychologue du travail, j’applique cette perspective aux situations professionnelles : perte de sens, épuisement, transitions, choix de carrière. L’accompagnement aide chacun à reconnaître ce qui compte vraiment pour lui, à reprendre la main sur ses choix et à habiter plus pleinement son existence, au travail comme ailleurs.
Pour aller plus loin
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Frankl, V. E. (1988). Découvrir un sens à sa vie avec la logothérapie (C. J. Leclerc, trad.). Éditions de l’Homme. (Œuvre originale publiée en 1946)
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Jaques, E. (1965). Death and the mid-life crisis. International Journal of Psycho-Analysis, 46(4), 502–514.
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Jaspers, K. (1919). Psychologie der Weltanschauungen. Springer.
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Lenain, L. (2025). Dépasser le vide existentiel lié au burnout par l’approche existentielle en psychologie du travail. Dans J.-L. Bernaud (dir.), Psychologie du vide existentiel . Dunod.
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May, R., Angel, E. et Ellenberger, H. F. (dir.). (1958). Existence: A new dimension in psychiatry and psychology. Basic Books.
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Pines, A. M. (1993). Burnout: An existential perspective. Dans W. B. Schaufeli, C. Maslach et T. Marek (dir.), Professional burnout: Recent developments in theory and research (p. 33–51). Taylor & Francis.
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Yalom, I. D. (1980). Existential psychotherapy. Basic Books. Trad. fr. : Thérapie existentielle, Galaade, 2008.
